La place de Sixtrum dans la carrière de Robert Leroux
Lors de mon précédent billet, le premier d’une série sur la place de Sixtrum dans la carrière de ses interprètes, j’ai posé la question « Qu’est-ce que Sixtrum représente dans ta carrière? » à Fabrice Marandola. Pour mon deuxième billet de cette série, la même question a été posée à Robert Leroux lors d’un entretien réalisé le 13 décembre dernier, dont voici un aperçu.
Affirmer que la carrière de Robert est très remplie et diversifiée est loin d’être exagéré. En effet, en plus de contribuer au milieu musical en tant qu’interprète, il y contribue comme professeur de percussion à l’Université de Montréal et comme administrateur. Il a entre autres été doyen de la Faculté de musique ainsi que de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, et a siégé à de nombreux conseils d’administration du milieu culturel québécois. Avec une carrière aussi riche, il est possible de se demander si Sixtrum est pour lui qu’un projet parmi tant d’autres. Et la réponse est non, Sixtrum a quelque chose de plus : « Dans ma carrière, j’ai participé à beaucoup d’aventures musicales, mais c’est la première fois que je travaille avec un groupe où tous les musiciens sont impliqués de la même façon et où tous veulent donner le meilleur d’eux-mêmes […]. Pour moi, c’est vraiment un projet emballant. » Et c’est justement parce qu’il est aussi enthousiaste quant à Sixtrum que Robert a autant « le goût d’investir du temps, de l’énergie et de nourrir une vision », pour reprendre ses mots. C’est donc beaucoup de temps que Robert investit dans l’ensemble, et il est en charge, entre autres, de tout ce qui touche aux communications du groupe.
J’étais très curieuse d’entendre Robert parler des motivations l’ayant mené à mettre sur pied Sixtrum. Il m’expliqua que l’ensemble est né à la suite d’un constat, celui que le public québécois avait presque uniquement accès à de la percussion issue de la world music, alors que la percussion plus contemporaine était beaucoup moins présente. C’est donc l’idée de mettre de l’avant le répertoire pour percussion contemporaine, sans oublier la soif de monter de nouveaux projets, qui a mené à la création de Sixtrum. Si Robert constate un réel intérêt du public pour l’alternative musicale que l’ensemble propose, il est trop tôt, selon lui, pour déterminer l’ampleur de l’influence de Sixtrum sur le milieu de la percussion.
Robert décrit Sixtrum comme une réalisation au plan professionnel, mais également une expérience humaine : « C’est vraiment la première fois que je travaille avec un groupe qui est aussi soudé et où les relations interpersonnelles sont aussi excellentes. Les musiciens sont pleins de ressources et bien différents les uns des autres. » Tout au long de l’entretien, Robert a insisté sur la qualité des musiciens et l’ambiance exceptionnelle entre eux.
Bien entendu, ces quelques lignes ne sont qu’un aperçu sur la place de Sixtrum dans la carrière de Robert. Je vous invite donc à poser vos questions et à laisser vos commentaires sur le blogue, afin que nous approfondissions ensemble cette question!

1 Commentaires
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