Press Review
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Les créations musicales pour ensembles de percussions, lorsqu'elles sont réussies, peuvent être vécues à plusieurs degrés, tant par le néophyte que par l'expert. Au-delà de l'expert, il y a Xenakis, le compositeur mathématicien et architecte, qui fut, à la suite de Stravinski puis de Varèse, le plus grand «metteur en cause» de la chose musicale au XXe siècle. La structure et les ressorts de ses oeuvres ne sont compréhensibles que par quelques érudits et, pourtant, sa musique laisse sans cesse pantois.
Circuit I de Serge Garant illustre également la considération précédente. Il y est question de six séquences et de 196 séries construites selon le principe du nombre d'or. On entend une oeuvre implacable qui joue souvent sur la dualité entre bois et métaux. La liberté par ailleurs laissée aux interprètes n'a pas donné lieu à des extravagances. Sixtrum, composé de percussionnistes chevronnés, s'engage avec panache sur les meilleures voies (...). Voir tant de panache, de brio et d'expertise ne manque d'ailleurs pas d'étonner dans une ville où la section de percussions de l'orchestre phare a l'air apeurée par les problèmes de synchronisme des dernières mesures de la 15e Symphonie de Chostakovitch!
Émergeant de la pénombre, en début de concert, Sixtrum interprétait une oeuvre Julien Grégoire, un des animateurs du groupe, composition très habilement conçue pour faire miroiter, comme en un catalogue de sons, toutes les possibilités d'un tel ensemble.
Pléiades est l'Everest du répertoire: quatre mouvements sur une durée de trois quarts d'heure et un instrumentarium métallique, le Sixxen, spécifiquement conçu et accordé à des hauteurs irrégulières. C'est une oeuvre plus que redoutable au chapitre de la gestion des décalages, et les lions (ainsi que la lionne) de Sixtrum s'y sont bien battus. (...)
Sixtrum a la hargne, la complicité et l'expertise(...)
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Sixtrum agrandi en septuor par l'adjonction d'une stagiaire de l'UdM nous vaut un autre
sommet exaltant avec Im Anfang war des Rhythmus ("Au commencement était le rythme"). Julien Grégoire d'un côté, trois timbaliers à l'unisson, face à lui: tous animent les peaux avec leurs seules mains d'abord, avec leurs baguettes ensuite, pour créer un suspense qui ne baisse pas un seul instant durant 13 minutes.
Accordant le même soin à toutes les oeuvres (...) nos as-percussionistes jouent avec un extraordinaire sens rythmique collectif, jusque dans les plus infimes subdivisions de temps, et avec autant de subtilité que de force.
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9. Concert inaugural de l'Ensemble Sixtrum à la salle Claude-Champagne le 17 octobre. Un concert-choc du nouvel ensemble de percussions de Montréal, qui s'attaquait dès sa première prestation en public à l'Everest: Pléiades de Xenakis. Un concert habilement mis en scène avec des musiciens émergeant de la pénombre et une grande soirée de rythmes et de timbres.
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Dans un décor de Michel G. Barette mêlant palmier, masque vaudou et chapeaux sous des éclairages variés, les six virtuoses en queue de pie (sauf la seule femme du
groupe) se sont multipliés non seulement aux tambours, gongs et cymbales mais aussi aux trompes, flûtes, guitares, etc., provenant de partout dans le monde, tout en chantant, murmurant et criant, courant parfois vers les loges latérales de la salle.
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Ces instruments sont extrêmement primitifs; les rythmes qu’on y imprime le sont aussi, bien qu’ils exigent une absolue précision. Cette précision, Sixtrum la possède au plus haut point. »
La multiplicité de timbres que les six percussionnistes produisent ensuite sur leurs instruments nombreux et variés possède une solide unité rythmique
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Aussi à l'aise dans la subtilité que dans la force fracassante, Sixtrum rend justice aux fines transcriptions, de John Rea, de deux Études à l'origine pour piano de Ligeti. Et le parfait contrôle des six coéquipiers au niveau de la dynamique crée des plans sonores bien définis dans la pièce de la Tchèque Vörösova qu'ils créaient lors de leur récente tournée en France.
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BEAT, a collaboration between Sylvain Pohu and Sixtrum was a surprising combination of rhythmic, intricate percussion composed to accompany a black and white video projection that contained a multitude of visual and text-based clips, surrounding the definition of the word “beat.” Switching continuously between the aural and social concepts of the word, with images ranging from those of instruments to factory workers to slaves, the performance at once called attention to its own physical construction while at the same time offering a form of cultural critique that was for the most part unique in comparison to many of the other A/V performances at the festival.
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Friday, March 2, 2012 - 10:12pm |
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Sunday, January 22, 2012 - 10:13pm |
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Wednesday, November 23, 2011 - 8:26pm |

Last Monday, November 7th, percussion ensemble Sixtrum presented the concert Histoires de gestes at the Society for Arts and Technologies (SAT). The concert was based on pieces which exploited in different ways, the concept of gesture in music.